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Choisir un terme selon vos projets, pas seulement le taux

Une vente, un déménagement, un remboursement : la durée du terme devrait suivre votre vie, pas juste le taux affiché en vitrine.

Mathieu St-Onge · 27 août 2026

Ce qui s’en vient compte autant que le taux

Lisez les conditions de sortie avant de signer

Regardez les privilèges de remboursement, la transférabilité et la formule de pénalité. Un terme de cinq ans n’est pas automatiquement plus prudent, pas si votre situation peut changer d’ici deux ans.

  • Quand le prochain changement risque d’arriver
  • Ce que coûterait une sortie avant l’échéance
  • La flexibilité que vous allez utiliser

Un cinq ans, une vente possible dans deux

Un exemple chiffré

Vous hésitez entre un terme de cinq ans à 4,7 % et un terme de trois ans à 4,9 % sur un solde de 350 000 $. L’écart de paiement est d’environ 40 $ par mois, 1 440 $ sur trois ans. Vous pensez vendre dans trois ans pour une maison plus grande. Si vous vendez au mois 36 avec le cinq ans, le prêteur calcule une pénalité sur les 24 mois restants; au différentiel de taux, elle peut dépasser 8 000 $ si les taux ont baissé. Avec le trois ans, le terme se termine au moment de la vente : aucune pénalité. Les 1 440 $ « économisés » par le taux plus bas ont acheté un risque de 8 000 $.

Quand ça ne s’applique pas

Si votre horizon est vraiment long et stable, aucune vente, aucun remboursement massif, aucun refinancement prévu, le terme long avec le taux le plus bas est le bon choix, et cet article ne fait que confirmer votre intuition. Un contrat transférable change aussi le calcul : si vous pouvez emporter le prêt sur la prochaine maison, un terme long redevient possible malgré un déménagement. Enfin, dans un prêt ouvert ou une marge hypothécaire, la question du terme ne se pose pas de la même façon, puisque le remboursement anticipé ne coûte pas de pénalité.

Les termes courts existent aussi

Le choix n’est pas seulement entre trois et cinq ans. Un terme d’un ou de deux ans a un usage précis : quand vous savez qu’un événement s’en vient, une vente, un héritage, une fin de probation qui change votre revenu, ou quand vous croyez que les conditions seront meilleures bientôt et que vous acceptez de renouveler plus souvent. Le prix à payer, c’est un taux parfois plus élevé et une nouvelle négociation à chaque échéance, avec la paperasse qui vient avec. Une autre option qu’on regarde peu : séparer le prêt en deux tranches de termes différents, pour ne pas renouveler tout le solde le même jour, au même taux. Ce n’est pas offert partout et ça complique un transfert futur. Dans tous les cas, le bon terme se choisit avec un calendrier devant soi : quand est-ce que ma vie change? C’est cette date-là qui fixe la durée, pas le tableau des taux.

Comment Mathieu peut vous aider

Lire le guide du renouvellement

Sources et révision

ACFC — Types d’hypothèques et termes. Révisé le 12 août 2026.